Repas du 3ème âge de Chassors: les années se suivent et ne se ressemblent pas..

Si en 2010 j'écrivais un article pour dire tout le bien que je pensais de la journée offerte par la commune à ses aînés, tant sur la qualité du menu, de la décoration et du spectacle, il n'en sera pas de même cette année, hélas.

 

Non, vraiment, ça ne valait pas le déplacement, et les chaluguivillois qui ont choisi de rester chez eux n'ont vraiment rien perdu. Mais ils auront peut être droit à leurs traditionnelles...5 crottes en chocolat ...

 

 

Dès l'entrée dans la salle, on voyait bien que beaucoup de choses avaient changé: déco réduite à un sapin avec quelques boules et guirlandes, pas de scène décorée, rien au plafond et seulement 4 tables de chaque côté autour desquelles a pu prendre place une petite soixantaine de convives.

 

Déjà, on pouvait sentir que tous les ingrédients n'étaient pas réunis pour une journée festive réussie.

 

 

Puis il y a eu le traditionel discours de Mme le Maire, où elle a bafouillé un max (pourtant tout devait être écrit sur son papier) d'une banalité affligeante et sans grande surprise...le blabla habituel et les travaux de sécurité sur Luchac, Mesdames et Messieurs, c'est pas pour demain...

Quant au repas, heureusement que Nathalie nous avait prévenu que le choix du CCAS s'était porté sur un nouveau traîteur et que le menu allait en surprendre plus d'un. Ca, pour être surpris, on a vraiment été surpris...

 

Les commentaires de chacun, glanés ci et là à l'occasion de l'arrivée de chaque plat, en disaient long sur la qualité des mets.

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En lisant le menu (c'est la seule chose qu'on pouvait trouver bien fait et appétissant) on pouvait s'attendre à quelques bonnes surprises gustatives. Et bien non, ce fut loin d'être le cas!

 

On avait pourtant bien commencé par un apéritif à base de cognac qui se laissait boire avec plaisir, accompagné de divers amuse-bouches dont j'avoue avoir apprécié certains. Vint ensuite  le fameux "tourin charentais" aux senteurs d'ail (le tourin d'origine du Périgord, du Bordelais ou du midi Toulousain est appelé en Charente le "tourin blanchi", soupe à l'ail et à l'oeuf avec du pain rassi): je dirai qu'on aime ou qu'on n'aime pas; moi, ça ne m'a pas vraiment déplu, mais il faut dire que j'ai la réputation de ne pas être difficile sur le plan culinaire. Par contre, nombreux sont ceux qui ont eu l'impression d'être à la soupe populaire!

Ah! la brochette de gambas: les pauvres petits crustacés étaient si minuscules qu'ils en étaient ridicules et faisaient peine à voir allignés sur leur bout de bois; la " terrine de St Jacques" en accompagnement n'en avait que le nom, car pour le goût, c'était plus proche de la sardine ou du maquereau. Une terrine de St Jacques, c'est pourtant tellement fin, tellement bon!!! 

On attendait avec impatience le sorbet poire avec sa liqueur, car il décoit rarement. Mais on a vu arriver une assiette, non prévue au menu, dans laquelle avaient été jetés une louche de riz et un morceau de poisson (ne me demandez pas ce que c'était, je n'ai pas reconnu) recouvert d'une sauce bizarre.

Enfin, on a eu la boulette de sorbet...

Puis la petite jambonette de canard, qui était acceptable, sans plus, entourée de  pommes de terre  et de tomates pas géniales.

Tous les amateurs de fromages qui espéraient se rattraper des autres plats avec le "chèvre chaud sur nid de frisée" ont bien été déçus: une pauvre petite rondelle de buchette d'un diamètre de 3cms maxi sur 0,5 d'épaisseur à cheval sur une tranchette de pain sur  2 petites feuilles de salade frisée, j'ai cherché le nid en vain...

Une vraie tristesse!! mais au moins, aucun risque pour le cholestérol de nos anciens, c'est l'avantage!

 

A ce stade, j'avoue qu'on ne pouvait rien attendre de bien du dessert, et on ne s'est pas trompé. Le croquant au chocolat ne "croquait" pas du tout, par contre, on sentait bien le parfun industriel de la crème anglaise.

 

Un conseil si je peux me permettre: pour pas cher, laissez vous tenter par le croquant au chocolat de chez  PICARD, je vous assure, il est 100% meilleur.

 

J'en arrive au café et son chocolat. Outre que les tasses à café n'avaient même pas de soucoupe et qu'il en manquait une sur deux, le fameux "chocolat" annoncé n'était en fait qu'une vulgaire barette nue (c'est à dire sans son habit de papier) de chocolat de mauvaise qualité,  servie en vrac dans une corbeille avec le sucre.

 

Le  liquide n'en parlons pas, il était au même  niveau de qualité que le solide. Ah si, j'oubliais: l'eau pétillante a été très appréciée!!!

 

Je ne connais pas le nom de ce traiteur, mais vraiment, je vous le déconseille à tout point de vue: présentation, qualité des plats et du service. Aucun point positif. Avant de choisir un traiteur, je conseille de l'essayer ou bien de se renseigner sur sa réputation: on évite ainsi les mauvaises surprises.

Pour l'animation, il faut quand même avouer sincérement que le chanteur s'en est sorti très honorablement dans ses interprétations de Montand, Trenet, Ferrat, et bien d'autres artistes encore.

 

J'ai entendu dire que certains invités n'avaient pas aimé, mais comment satisfaire tout le monde? Je reconnais que le choix des animations n'est pas facile à faire. Personnellement je pense que ce choix n'était pas mauvais du tout.

 

Si l'ambiance n'y était pas, c'est peut être aussi parce que les gens n'ont pas fait d'efforts pour participer. A moins que ce soit la qualité des plats qui les rendaient bien tristounets...

« Les plaisirs que procure la bonne chère sont ceux qu'on connaît le plus tôt, qu'on quitte le plus tard et que l'on peut goûter le plus souvent.  »

de Alexandre Balthasar Grimod de la Reynière [

Conclusion:

Mme le Maire et ses lieutenants auraient voulu dégoûté nos anciens de venir au repas l'année prochaine qu'ils ne s'y seraient pas mieux pris! Déjà que cette année peu se sont déplacés, et on peut les comprendre! Voilà un bon moyen de faire faire des éconçmies à notre commune: supprimer le repas du 3ème âge!!!

 

Ceci étant dit, pour les années à venir, le CCAS et la municipalité devront faire un choix:

  1.  soit ils décident d'offrir aux aînés de notre commune un repas de Noël digne de ce nom, parce qu'ils en ont les moyens et la volonté (c'est le choix que je ferais);
  2. soit ils organisent un repas de Noël mais avec participation pour tous en fonction du budget accordé à cette enveloppe par le CCAS;
  3. soit ils ne font plus rien!

 Tout est une question de volonté et de politique de gestion locale.

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