Les jeunes années de Camille

Camille et ses soeurs
Camille et ses soeurs

J'ai vu le jour en 1949 à Jarnac (16). Ma mère, née à Chassors, et mon père, né à St Même les Carrière avaient déjà deux filles de 5 et 7 ans mes ainées.

 

Après après avoir passé les 9 premiers mois de ma vie à Plaizac (16), j'ai suivi mes parents à Ronce les Bains, petite station balnéaire de Charente Maritime où j'ai vécu jusqu'en 1972 (hormis les 5 ans de pensionnat religieux à Saintes)  année de mon mariage avec un cognaçais (le hasard fait parfois bien les choses!)

 

J'ai du quitter à cette époque la région pour rejoindre le Ministère de l'Economie et des Finances à Paris, puisque j'avais été reçue au concours d'entrée dans cette honorable administration.

 

La vie parisienne n'était pas vraiment ma tasse de thé!  Je me suis donc rapprochée peu à peu de la Charente en passant de Paris au Val de Marne, puis les Yvelines, pour arriver enfin à Chartres (28), capitale de la Beauce, connue principalement pour sa cathédrale et ses grandes étendues céréalières.

 

Amoureuse de la campagne tout comme mon mari, nous avons choisi pendant toutes ces années de vivre loin des rumeurs de la ville dans un petit village du Drouais de 1200 habitants, situé non loin de la superbe fôret de Rambouillet.

 

La vie professionnelle de Camille

Chartres et sa cathédrale
Chartres et sa cathédrale

Les différentes étapes de ma carrière professionnelle de fonctionnaire des impôts m'ont permis de travailler et de rencontrer des personnes et des services d'univers différents: procureurs, avocats, débitants de boissons, céréaliers, agriculteurs, services de préfecture, de la Région, de la viticulture, maires, douaniers, géomètres, notaires, artisans,...

 

Celà m'a permis d'acquérir des connaissances qui peuvent s'avérer utiles à un moment ou à un autre, pour soi ou pour les autres. Vous comprendrez plus tard pourquoi j'insiste sur ce point...

 

C'est donc à la Direction des Services Fiscaux de Chartres que je suis restée le plus longtemps (24 ans) en qualité de rédacteur au service contentieux puis au traitement des dossiers du conciliateur fiscal.

 

C'est à Chartres également que je suis devenue militante et déléguée syndicale: 17 ans pendant lesquels j'ai été élue et  que je me suis engagée pour défendre les intérêts du personnel. Membre du Comité d'Action Sociale, du Comité d'Hygiène et Sécurité, des Commissions de notation, d'avancement de carrière, ce fut pour moi une expérience très enrichissante tant sur le plan connaissance, que sur le plan humain. On y apprend à être solidaire et à mieux connaître son prochain, mais on y côtoie également l'injustice et la misère sociale et morale.

 

Encore une fois vous comprendrez pourquoi j'évoque ces différents détails de mon parcours professionnel...

Camille revient sur sa terre d'origine

Jarnac et sa douce Charente
Jarnac et sa douce Charente

 Et puis vint 2006, l'année où, pour raisons familiales, mon mari et moi-même avons pris la décision de rejoindre la Charente un peu plus tôt que prévu.

 

Mon mari a du quitter son poste de responsable marketing dans une grande multi-nationale au sein de laquelle il a fait toute sa carrière et moi, j'ai obtenu ma mutation  pour le service du cadastre de Cognac, domaine "presque" totalement inconnu, à moins de 3 ans de la retraite. Fort heureusement, j'y ai rencontré des collègues très sympatiques, car côté boulot, ce ne fut vraiment pas motivant!!

 

Peu de temps après mon arrivée, j'ai bien compris les intentions de mon adminitration: fermer ce service, réformes obligent!! Ce qui s'est produit dès mon départ en retraite en juillet 2009. J'ai malgrè tout eu le temps d'enrichir un peu plus mes connaissances dans le domaine du foncier.

 

Là aussi vous comprendrez plus tard pourquoi je précise! 

 

Ce retour en Charente, nous l'attendions depuis longtemps et c'est donc sans aucune inquiétude mais avec joie que nous avons intégré le petit monde de Chaluguîville.

Plus précisèment le village de Luchac, où nous habitons la maison occupée par ma famille depuis cinq générations.

 

Dès mon retour au pays, mes souvenirs d'enfant et d'adolescente me sont vite revenus, puisque je passais assez souvent des vacances chez ma grand mère, Cécile CHATON, agricultrice sur la commune.

 

Après toutes ces années, j'ai pu retrouver avec bonheur des personnes qui avaient partagé des moments de ma vie de l'époque: Marie-Claude qui gardait les vaches avec moi (que de rigolades!), Claude qui me faisait danser au bal de la frairie (sous le regard inquisiteur de ma mère grand!), Jacky et Guiguitte qui m'avaient convié à leur mariage (m'offrant le bras d'un beau cavalier pour l'occasion!), Philippe et Jean-Pierre qui venaient parler de tout et de rien sous le marronnier,...

 

Et puis les cousins, les cousines qu'on revoit ou bien qu'on découvre à l'occasion de rencontres organisées ou fortuites.

 

La famille, les souvenirs d'hier, les rencontres d'aujourd'hui, mes racines, voilà pourquoi je suis si attachée à ce village que j'ai choisi d'appeler Chaluguîville, mon village.